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Elevage de taureaux dits de "combats"
Le taureau dit de corrida n'est pas un bovin à part avec un "génome de l'agressivité". Il dispose du même nombre chromosomique (à savoir 2n = 60) que les autres bovidés domestiques. L'aurochs est certainement leur parent commun. Afin d'avoir un taureau sur mesure, les éleveurs, dits ganaderios, sélectionnent ou croisent les différentes races : avec les tientas, où un picador agace des vaches pour tester leur "bravoure". Les plus hargneuses serviront de "vaches de ventre" ; les autres seront engraissées pour la boucherie. Quand un taureau est gracié (cas extrêmement rare), il servira de géniteur, si, bien évidemment, il arrive à survivre à ses blessures (cas encore plus rare). Loin de sauver le taureau comme le prétendent les aficionados, les éleveurs sont coupables d'un sinistre écologique avec la perte d'au moins 80 % du potentiel génétique initial et une consanguinité excessive à force de sélections. En outre, des maladies comme la tuberculose ou la fièvre aphteuse n'ont rien arrangé à la situation. Pour pouvoir obtenir des aides de la C.E.E., qui représentent une grande part des entrées d’argent, les éleveurs sont soumis à des identifications strictes de leurs animaux - d’une part, sur les documents transmis aux administrations concernées, d’autre part, sur la bête elle-même - ce sont les ferrades et les "escoussures". Le "becerro" (jeune veau) sera immobilisé pendant que l’on appliquera un premier fer rouge pour l’année en cours, un second pour le logo de la "ganaderia" et un troisième pour l’association syndicale de l’éleveur. Ces brûlures sont assez profondes pour que les marques persistent. Enfin, les deux oreilles seront tailladées de façon très précise. Afin d'éviter les risques d'infection, des soins sont malgré tout prodigués au niveau des brûlures qui viennent d'être infligées laissant des lésions profondes. Le comportement du taureau. Le taureau n'est pas un fauve et encore moins une bête féroce. Domestiqué par l'homme, il n'est donc pas un animal sauvage. Il est d'un naturel paisible et aspire à la tranquillité. Comme les autres herbivores, face à un danger, il privilégiera la fuite. Quand celle-ci est vaine, il adoptera le regroupement où quelques individus feront face à la menace, comme nous avons pu le constater lors d'une démonstration de manadiers où plusieurs dizaines de taureaux (voire une centaine !) étaient dans les arènes de Lunel (Hérault). Le taureau n'attaque que lorsqu'il se sent en péril et surtout hors de son environnement familier. Un taureau sur mesure. Il existe deux types d'aficionados :
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