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Le 1er alinéa sanctionne durement les actes de cruauté et les sévices graves à animaux. Mais le 24 avril 1951, le lobby taurin obtient le vote d’un amendement à l’Assemblée Nationale, c’est le fameux alinéa 7 qui exonère de poursuites les promoteurs de " courses de taureaux " là où ils peuvent justifier d’une " tradition locale ininterrompue ". De ce fait, la loi reconnaît implicitement l’aspect barbare de cette pratique, mais la tolère, allant ainsi à l’encontre du caractère indivisible d’une loi applicable à l’ensemble d’un même territoire. La tradition est-elle au-dessus des lois ? Si la tradition d’un crime suffisait pour annuler la loi qui le condamne, toute notre législation pénale perdrait son sens. L’objectif de notre Code Pénal étant justement de rompre avec notre longue " tradition ininterrompue " de violence et du droit du plus fort, et de les remplacer par une justice équitable ! |